Pendant longtemps, je me suis dit que c'était normal. Les gestes un peu moins fluides le matin. L'envie de bouger toujours présente, mais aussi ce petit besoin de faire plus attention qu'avant.
Je remarquais ces petites choses du quotidien : hésiter avant une longue promenade, choisir l'ascenseur quand il existait, jardiner un peu moins longtemps qu'autrefois, prendre mon temps le matin avant de commencer la journée.
Je pensais que c'était comme ça, après 60 ans. Qu'il fallait simplement accepter, ralentir, renoncer un peu — comme si l'âge décidait à ma place de ce que je pouvais encore faire ou non. Et puis j'ai compris quelque chose de simple.
J'avais envie de rester présente pour mes proches, de profiter pleinement de mes petits-enfants, de continuer mes petites habitudes : la marche du dimanche, le repas de famille préparé tranquillement.
Vieillir, oui. Mais renoncer aux petits plaisirs du quotidien, non. Pas tout de suite. Pas comme ça. Et certainement pas sans avoir essayé d'écouter mon corps avec un peu plus de douceur, de régularité — et avec les bons appuis.